Conférence vendredi 13 novembre : Taphonomie et biologie des Néandertaliens de Chagyrskaya (Altaï, Russie)

Conférence | vendredi 13 novembre -18h30 | Arthur Gicqueau

 

Arthur Gicqueau, postdoctorant en archéologie présente : Taphonomie et biologie des Néandertaliens de Chagyrskaya (Altaï, Russie) 

 

 

 

Présentation de la conférence :

 

Il y a plus de 50 000 ans, des représentants de la lignée néandertalienne ont atteint l’extrémité orientale de la steppe euro-sibérienne, dans les contreforts montagneux de l’Altaï. Leur éloignement des principales aires culturelles associées à ce taxon soulève une première question : la variabilité phénotypique de ces Néandertaliens « orientaux » est-elle comparable à celle des groupes ouest-eurasiatiques, ou reflète-t-elle des traits morphologiques « régionaux » ? Une seconde interrogation concerne l’origine de l’accumulation des restes humains dans les cavités de l’Altaï. Celles-ci ont aussi été fréquentées au Pléistocène supérieur par de grands carnivores, qui ont pu contribuer à la formation de ces assemblages, au même titre que les humains eux-mêmes.

Cette communication présente les principaux résultats d’une thèse de doctorat menée entre 2021 et 2025 sur la collection paléoanthropologique la plus riche de Sibérie et d’Asie centrale pour le Paléolithique moyen, celle de la grotte de Chagyrskaya. Pour la première fois, cet assemblage néandertalien a fait l’objet d’une analyse de synthèse, afin de caractériser la variabilité phénotypique des individus identifiés et de documenter certains aspects de leurs comportements, notamment le traitement des défunts.

 

Présentation d’Arthur GICQUEAU :

 

Titulaire d’un master en Anthropologie biologique (Université de Bordeaux) et d’un master en Ingénierie de l’archéologie préventive (Université Bordeaux Montaigne), il a récemment soutenu une thèse de doctorat en Préhistoire, intitulée « Taphonomie et biologie des Néandertaliens de Chagyrskaya (Altaï, Russie) », à l’Université de Toulouse Jean Jaurès.

Avant sa thèse, il a bénéficié d’un contrat de formation préparatoire au doctorat à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig (Allemagne). Il y a mené une étude de la morphologie iliaque périnatale visant à discuter l’attribution taxinomique d’un ilion de nouveau-né issu d’un niveau châtelperronien de la Grotte du Renne (Arcy-sur-Cure, Yonne).

Depuis juin 2026, il mène ses recherches dans le cadre d’un contrat postdoctoral financé par le GPR Human Past, au sein du laboratoire PACEA (Université de Bordeaux).

Ses travaux portent sur la variabilité morphométrique des restes humains eurasiens du Pléistocène supérieur et de l’Holocène ancien, ainsi que sur l’analyse de leurs modifications de surface. Il s’intéresse tout particulièrement aux fossiles attribués aux sociétés de chasseurs-cueilleurs anatomiquement modernes qui ont occupé le sud-ouest de la France dès le début du Paléolithique supérieur. Ces travaux l’amènent à documenter les gestes accomplis par les vivants sur les défunts et à discuter des contextes sociaux dans lesquels ces manipulations post-mortem ont été réalisées.

 

 

INFORMATIONS : 

  • Places limitées
  • Réservation conseillée
  • Gratuit
  • 05.61.90.90.72